Entete hommage 1

LE DEUIL DE SON ANIMAL

Cimetiere animaux 2

Ce merveilleux compagnon qui nous a donné tant d'amour nous quittera forcément un jour,  le deuil sera alors difficile, contrairement à ce que pensent certains.

Il ronronne , il aboie, il nous regarde avec admiration, il nous réclame des câlins, il nous rend joyeux. Notre animal de compagnie possède une place toute particulière dans notre cœur. Certains grandissent avec un chien, d'autres vieillissent avec un chat, mais dans tous les cas, à tous âges, la perte de cet être cher est éprouvante. Alors comment mieux vivre ces adieux 

Lors de périodes difficiles de la vie, l'animal peut jouer un rôle essentiel dans le bien-être de son maître : "Un animal est une véritable éponge à émotions, il a des vertus thérapeutiques. Il peut apporter énormément par exemple aux personnes âgées et aux adolescents". La mort est d'autant plus difficile à surmonter pour les personnes seules, notamment les seniors : " Cela  les renvoie davantage à la solitude et aussi à leur propre mort".

N'oublions jamais, que pour nous, ils sont de passage dans nos vies, mais que pour eux nous sommes toutes leurs vies

SURMONTER LA MORT DE L'ANIMAL

Mort naturelle ou non, il faudra bien affronter le vide laissé en nous. "Il ne vaut mieux pas reprendre trop vite un animal", et si le sentiment de solitude s'installe avec la rupture des habitudes que nous avions avec notre chat ou notre chien, il est préférable de se s'en recréer d'autres plutôt que d'essayer de remplacer l'animal par un autre. Avant d'adopter une nouvelle boule de poils, on doit faire le deuil de la précédente.

"Le processus de deuil comprend plusieurs étapes : le déni, la colère, la culpabilité, la remise en question, le chagrin et l'acceptation". Mais attention à bien comprendre que le but n'est pas d'effacer l'animal de sa mémoire et de son cœur : "Nous avons une très mauvaise compréhension de ce qu'est véritablement le deuil. On croit à tort qu'il s'agit d'oublier la personne ou l'animal que l'on a perdu, comme s'il fallait tourner la page et passer à autre chose", est-il écrit dans Mon chat, mon chien va partir. Le deuil est "un processus de cicatrisation naturel (...) A l'issue de ce processus, la cicatrice reste en soi à tout jamais, mais la plaie n'est plus douloureuse".

Et pour que cette cicatrisation se fasse correctement, il est nécessaire d'extérioriser, de se confier, de partager avec autrui ce qu'on ressent. Mais parfois, l'incompréhension de nos proches face à la peine que nous éprouvons nous enferme dans un silence contraint. "Les personnes qui perdent un animal ont tendance à minimiser ou à taire leur tristesse car elle ont peur du ridicule", atteste la psychologue

EXPLIQUER LA MORT DE L'ANIMAL AUX ENFANTS 

Si la mort d'un animal est difficile à surmonter pour un adulte, pour un enfant cela peut être d'autant plus éprouvant. "La mort de son chat ou de son chien est très souvent pour l'enfant sa première expérience de la mort et du deuil. S'il est accompagné avec douceur et compréhension par ses parents, cette expérience va lui donner l'occasion de construire en lui une base solide et saine pour faire face aux pertes ultérieures de son existence".

Mais comment agir en tant que parents ? Doit-on préserver l'enfant en rendant la mort moins brutale, c'est-à-dire en remplaçant l'animal ou inventant une jolie histoire sur son départ de la maison ? Définitivement, la réponse est non." C'est important d'expliquer la vérité aux enfants, de ne pas minimiser. A 5 ans, on a la capacité de comprendre la mort", En cas d'euthanasie "on peut dire par exemple qu'il n'a pas souffert, que le vétérinaire l'a aidé à mourir".

Et pour mieux préparer l'enfant à ce passage inévitable du cycle de la vie, la psychologue conseille d'en parler avec l'enfant quand l'animal est encore en forme. "On lui fait comprendre qu'il n'est pas éternel", indique-t-elle. Et quand l'heure de partir a sonné, on peut faire des petits rituels symboliques comme un enterrement (si la bête n'est pas trop grosse) ou faire pousser une fleur en son hommage .

LES ETAPES DU DEUIL

« Le deuil n’a rien à voir avec le fait d’oublier [l’être aimé]. Il faut, au contraire, le comprendre comme un processus de cicatrisation naturel et nécessaire après la blessure de la perte », rappelle le vétérinaire Frantz Cappé dans son livre Mon chat, mon chien va partir (éditions Albin Michel, 2017). Dans ce processus, vous devrez affronter plusieurs phases : le choc, la sidération qui interviennent quelques heures après le décès de l’animal, puis la phase de fuite et de recherche qui durera quelques jours, voire plusieurs semaines, où vous allez chercher à vous souvenir de votre animal et exprimer votre peine. D’autre part, vous réaliserez également que « vous êtes aussi en train de faire le deuil de la vie que vous meniez avec lui : ces habitudes, ces routines qui ponctuaient votre journée et qui, jour après jour, vous procuraient plaisir et joie », ajoute le vétérinaire. Suivra la phase de déstructuration où l’on prend conscience que l’animal a définitivement disparu et enfin, la phase de restructuration où l’on parvient à voir la disparition de son compagnon de façon plus pacifiée, plus distanciée, sans pour autant l’oublier !

VERBALISER SES EMOTIONS.

« L’un des moyens les plus importants pour s’accompagner soi-même dans le deuil est d’exprimer ses émotions. (…) L’expression des émotions est la clé de voûte du deuil », assure Frantz Cappé. Comme chacun d’entre nous, vous allez probablement ressentir tour à tour de la culpabilité (« J’aurais dû détecter sa maladie avant, je n’ai pas pu l’accompagner lors de son euthanasie »...), de la colère (« pourquoi le vétérinaire ne l’a pas sauvé, pourquoi mon chat n’a-t-il pas regardé avant de traverser… »), puis une sorte de déprime (on se sent las, fatigué, sans énergie…). Accepter ces émotions et les verbaliser, c’est déjà une première étape dans le processus du deuil.

DEMANDER DU SOUTIEN.

Face au deuil, tout le monde a besoin du soutien de gens qui comprennent ce que l’on traverse. Votre entourage aura à cœur de vous aider, parfois maladroitement… Certains croyant vous soutenir, tenteront de minimiser la perte ou votre proposeront d’adopter un nouvel animal. N’hésitez pas à leur dire que vous faites face à un véritable deuil et que vos émotions ne sont pas ridicules. Ils devront aussi comprendre que votre animal n’est pas interchangeable. Ces phrases qui apaisent, ces mots qui font du bien… vous pourrez également les retrouver sur l’espace groupe hommage à nos animaux disparus Vous pourrez y déposer un hommage à votre compagnon et recevoir le soutien de nombreux internautes qui sont dans la même situation que vous...

REPRENDRE UN ANIMAL.... OU PAS ?

C’est le dilemme auquel nous sommes confrontés. Bien évidemment, on ne remplace jamais un compagnon qui a vécu à nos côtés de si longues années. Cette relation était unique. Pour certains, la douleur est si forte qu’ils ne se voient pas reprendre un animal et revivre un jour ou l’autre la douleur de sa perte. D’autres n’imaginent pas vivre sans un animal pour égayer leur quotidien… Quoiqu’il en soit, il est important de se poser les bonnes questions et de bien peser sa motivation : « Il est essentiel de comprendre que le nouveau lien sera nécessairement différent du précédent. Il faut être vigilant à ne pas demander à son nouveau compagnon d’être à l’image de celui qu’on a perdu : il a besoin d’exister par lui-même, et non en référence constante à l’autre disparu », met en garde le vétérinaire. Bien que cette souffrance vous paraisse encore insurmontable, la venue d’un nouvel animal qui a besoin de tout votre amour, peut soulager votre peine. Il existe tellement de chiens, de chats, de NACS malheureux dans les refuges… pourquoi les priver de votre tendresse ? Lorsque vous serez prêts, n’hésitez pas à reprendre un animal dans un ref

QUAND L'EUTHANASIE INTERVIENT DANS LA MORT DE L'ANIMAL

La mort naturelle d'un animal peut être brusque comme attendue. Un accident est très traumatisant par exemple, mais cela fait partie des aléas de la vie devant lesquels nous sommes impuissants. L'option de l'euthanasie peut s'avérer encore plus choquante car nous intervenons dans cette mort. Nous la commanditons, et malgré tout notre bon sens, on peut se sentir comme un assassin. La culpabilité s'ajoute alors à la tristesse, mais il ne faut pas oublier que cet acte permet à l'animal d'avoir une mort douce, sans douleur. Il s'agit en effet d'une pratique médicale, parfaitement maîtrisée, utilisant des barbituriques pour endormir l'animal sans possibilité de réveil", .

Quand la souffrance de notre petit compagnon ne peut être apaisée, l'euthanasie apparaît comme une nécessité. "Cette décision doit être dictée par le bien-être de l'animal. Elle ne doit pas être guidée par la tristesse, la peur de le perdre, le gouffre que son absence va créer", 


Et pour mieux appréhender ce moment, mais aussi pour mieux le vivre, il est important de savoir que "les maîtres peuvent demeurer avec leur compagnon décédé s'ils le souhaitent après la dernière phase de l'euthanasie. C'est un moment pendant lequel une petite moustache pourra être prélevée, une petite touffe de poils. Les vétérinaires peuvent également faire un moulage de la patte avec du plâtre à prise rapide. Ces petits gestes que l'on peut trouver dérisoires touchent énormément et permettent de repartir de la clinique avec quelque chose de son animal, sans avoir l'impression de totalement l'abandonner"

Je t ai aime 1
 
Cruel 4 1

LA HONTE !  tout le monde ne réagit pas de la même façon face à la vieillesse, la maladie  et à la mort de leur animal...

Témoignage d'une vétérinaire

je suis vétérinaire et ce soir je ne suis pas aimable...Non je n'arrive pas à être aimable quand on m'amène un chien de 14 ans 1/2 pour euthanasie alors qu'il n'a jamais été médicalisé..."vous comprenez il a mal partout" Quand on choisi de prendre un chien on s'en occupe jusqu'au bout..." à t il été médicalisé pour ses douleurs ? non vous comprenez il est vieux ! et en plus il fait pipi partout . Donc en fait moi ce que je comprends c'est que lorsque l'on est vieux on n est pas soigné et encore moins si on est incontinent ! et si on vous faisait pareil lorsque vous serez vieux ! (pense très fort la vétérinaire)  Donc non je ne suis pas aimable du tout ! et s ensuit un " je ne viens pas de gaieté de coeur" La mon coeur explose !!! mais bordel!! est-ce que c'est de gaieté de coeur moi que je vais devoir piquer ce pauvre toutou au regard si triste...dans un état pitoyable...est ce que c'est de gaieté de coeur que je m'assois tous les jours sur un rêve de petite fille pour endormir des poilus seule avec mon assistante comme ce soir parce que certains n'ont même pas le courage de rester avec leur compagnon jusqu'au bout...est ce que c'est de gaieté de coeur que l'on fait 6 années d'études pour ce si "simple" geste d'ôter la vie à nos amis ....sans parfois la moindre compassion du maître....Je ne suis pas une technicienne de la mort....et même si ce soir j ai endormi Medor avec son énorme masse dans le cou..sale...abandonné...sans son maître...ce n'est pas le premier et ce ne sera certainement pas le dernier à entamer mon coeur et ma vocation d' enfant !  Ce n'est jamais un simple geste pour nous....